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Mis à jour le 3/12/2010    
  FAQ Fièvre catarrhale  
     
Vacciner mon troupeau : c'est protéger mes animaux
Après deux campagnes
de vaccination obligatoire,
la prochaine campagne
sera volontaire.
Nous vous recommandons
de continuer à vacciner.
Pourquoi vacciner contre la FCO ?
  Parce que la F.C.O. est une maladie grave
    Elle provoque de lourdes pertes économiques dans les élevages touchés, notamment par les avortements et les mortalités qu’elle entraîne.  Seule la vaccination de masse a permis de réduire significativement le nombre de foyers cliniques et de diminuer les pertes.
     
  Parce que la maladie n’est pas éradiquée
    En 2010, il n’y a eu qu’un foyer contre 32 000 en 2008 grâce à la vaccination de masse. Mais le virus de la F.C.O. est toujours présent en France et continue de circuler. Ne pas maintenir un niveau élevé de vaccination, pourrait entraîner une forte résurgence de la maladie dans l’avenir
     
  Parce que les acheteurs voudront des animaux vaccinés
    Les réglementations pour les échanges d’animaux au sein de l’Union européenne et pour les exportations continueront à l’imposer dans de nombreux cas. Il est probable que de nombreux acheteurs français voudront également protéger leur cheptel.
     
  Parce que la FCO a une incidence grave
    Vacciner et protéger les animaux d’une manière collective, c’est maintenir une activité économique au cours des prochains mois.
     
Pourquoi vacciner mon troupeau ?
  Je ne vois pas d’animal malade, la maladie est-elle présente chez moi ?
    La vaccination protège mes animaux des symptômes cliniques et diminue le risque de transmission du virus qui peut encore être présent.
     
  Ayant vacciné l’année dernière, mes animaux sont-ils immunisés ?
    Nous ne connaissons pas la durée exacte de la protection immunitaire vaccinale ou naturelle. Il est donc important de vacciner mon troupeau tous les ans et, en priorité, les jeunes qui n’ont jamais connu la maladie.
     
  Vacciner a-t-il des conséquences sur la reproduction ?
    Tout vaccin peut être à l’origine d’une augmentation passagère de température, qui peut avoir des conséquences sur la reproduction.  La vaccination à caractère volontaire va me permettre d’adapter la période de vaccination de mes animaux et donc d’éviter de vacciner pendant les périodes sensibles.
     
Trois règles à respecter pour assurer l'efficacité de la vaccination
  Un vaccin bien conservé = un vaccin efficace
   

→ Je maintiens  le vaccin au frais pendant le transport  (entre +2°C et +8°C) , je le conserve au réfrigérateur sans le congeler.
→ Si le vaccin est sous forme d’une préparation à reconstituer (poudre + excipient liquide séparés), je fais le mélange uniquement au moment de réaliser la vaccination et à l’aide de matériel à usage unique.
→ Je sors le vaccin du réfrigérateur avant utilisation, afin qu'il soit à température ambiante (+15 à 25 °C) au moment de démarrer la vaccination, et je l'utilise immédiatement après l'ouverture ou la reconstitution.
Je dois utiliser tout flacon entamé dans les 24 heures maximum suivant son ouverture. Entre deux utilisations, je replace le flacon au réfrigérateur

  Vacciner dans de bonnes conditions = une vaccination efficace
   

→ Je vaccine uniquement des animaux en bonne santé et en âge d’être vaccinés (2,5 mois minimum pour les bovins, 3 mois minimum  pour les ovins)
→ J’assure une contention qui préserve la sécurité des hommes et le bien-être des animaux
→ J’agis calmement pour limiter le stress des animaux et ainsi réduire le risque d’apparition d’autres pathologies
→ Je veille à la propreté de l’animal là où je vais le piquer

  Les bons réflexes vaccinaux = une protection efficace
   

→ J’agite le flacon avant et régulièrement pendant l'utilisation
→ Je respecte  la prescription de mon  vétérinaire et les recommandations mentionnées sur l’ordonnance : voie d’administration, volume à injecter

     
Trois principes pour vacciner au bon moment
  Je vaccine de préférence pendant la période de moindre activité des vecteurs
   
  • Mes animaux peuvent être vaccinés tout au long de l’année
  • Mais il vaut mieux les vacciner – surtout les jeunes – en hiver ou au printemps pour qu’ils soient protégés en été et en automne (période de plus grande activité des moucherons responsables de la transmission du virus).
Attention : en cas de primovaccination, mes animaux ne seront valablement protégés que trois semaines à un mois après la dernière injection.
  J’évite de vacciner lors de la mise à la reproduction
   
    • Toute vaccination peut avoir des effets indésirables : un vaccin n’est pas un produit anodin, ses adjuvants peuvent parfois être à l’origine de poussées de fièvre qui peuvent entrainer des retours en chaleur ou une perturbation passagère de la production de spermatozoïdes.
    • En FCO, les effets observés ne semblent pas liés aux vaccins eux-mêmes mais plutôt aux opérations de vaccination dans leur ensemble (manipulation, contention) ainsi qu’à la période de vaccination.
    • Il est donc essentiel que :
    J’évite de vacciner les femelles dans la période d’un mois avant et d’un mois après la mise à la reproduction,
    J’évite de vacciner les mâles dans les deux mois précédant la mise à la reproduction
  Je respecte les délais d’injection
   
  • Pour les jeunes animaux, je veille à respecter les délais de primo-vaccination (variables selon le sérotype et l’espèce concernée)
  • Je respecte le délai maximal d’un an pour la vaccination de rappel, avec une tolérance d’un mois maximum si mes animaux restent en France
Pour les animaux devant partir vers d’autres pays, il est impératif de respecter ce délai maximal de 12 mois, sinon mon vétérinaire  devra recommencer la primo-vaccination
     
Qui vaccine qui ?
   

Dans le cadre des exportations d’animaux d’élevage et d’engraissement (pays tiers, hors Union Européenne), les conditions sanitaires sont négociées en bilatéral entre la France et le pays destinataire des animaux. Il faut donc que je me renseigne auprès de la Direction Départementale de la Protection des Populations, de mon GDS, de mon Organisme de Sélection ou de mon vétérinaire pour connaître les conditions spécifiques à respecter en fonction du pays de destination vers lequel je dois commercialiser mes animaux.

     
   

Pour les échanges (au sein de l’Union Européenne), des accords bilatéraux ont été passés avec l’Italie, la Belgique et l’Espagne.
En ce qui concerne l’Italie et la Belgique :
• Pour les bovins et ovins de plus de 90 jours, seuls les animaux échangés doivent être vaccinés depuis plus de 30 jours,
• Pour les bovins et ovins de moins de 90 jours seule la mère doit être vaccinée.

A noter que l’Italie a donné son accord pour étendre le protocole qui existait uniquement pour les bovins aux ovins, mais qu’à ce jour (26/11/2010) l’accord formel n’a pas encore été signé et donc les conditions ne sont pas encore applicables aux ovins.

En ce qui concerne l’Espagne :
• Jusqu’au 31/12/2010 :

    • Pour les bovins et les ovins de plus de 120 jours, seuls les animaux échangés doivent être vaccinés depuis plus de 10 jours,
    • Pour les bovins et les ovins de moins de 120 jours, tous les animaux du troupeau d’origine doivent être vaccinés,
  • A partir du 1er janvier 2011 les autorités espagnoles reconnaitront l’équivalence des situations françaises et espagnoles et les animaux pourront être échangés sans exigence particulières en matière de FCO.
   

Pour les autres pays de l’Union Européenne :

      • Les animaux de moins de 90 jours doivent être testés avant le départ (sérologie négative ou PCR négative après 28 ou 14 jours de protection selon le test).
      • Pour les animaux de plus de 90 jours deux cas sont possibles selon les pays : soit vaccination des animaux dans les conditions du Règlement 1266/2007, soit possibilité de choix entre la vaccination dans les conditions du Règlement 1266/2007 ou le test avant le départ (sérologie négative ou PCR négative après 28 ou 14 jours de protection selon le test).

Pour connaître les conditions requises en fonction des pays je me renseigne auprès de la Direction Départementale de la Protection des Populations, de mon GDS, de mon Organisme de Sélection ou de mon vétérinaire

     
  Seul mon vétérinaire peut vacciner 
   

les animaux qui devront faire l’objet d’une certification officielle de la vaccination dans le cadre d’une sortie du territoire pour exportation ou échange (cf. ci-dessus).
Dans tous les cas, le verso du passeport reste le support officiel de la traçabilité de cette vaccination pour les bovins dans le cadre des échanges UE et des exportations, une copie du registre d’élevage rempli par le vétérinaire pour les ovins.

     
  Je suis éleveur, je peux vacciner moi-même ou demander à mon vétérinaire de vacciner:
   
    • Les animaux qui restent sur mon exploitation.
    • Les animaux que je vends pour l’engraissement ou la reproduction et qui vont rester sur le territoire national
     
  Si je vaccine, je dois conserver :
   
  • Le protocole de soins mentionnant la FCO.
  • L’ordonnance de mon vétérinaire pour les vaccins FCO
  • La facture ou le justificatif d’achat des vaccins
  • Je note dans mon carnet sanitaire la date de réalisation de la vaccination, les numéros des animaux vaccinés, le nom du vaccin utilisé et sa zone d’injection.
L’ensemble de ces éléments peut servir de garantie contractuelle dans le cadre d’une vente.