En
ce qui concerne la situation en Grande Bretagne, il n'y a pas
de nouvelles suspicions. L'hypothèse
la plus forte de la contamination est celle d'une fuite de laboratoire
(en proximité du cheptel atteint, se trouvent le laboratoire
mondial de référence de la Fièvre aphteuse
et un site de production de vaccin de la Société Mérial)
: le cas confirmé pourrait être le cas index.
Pour la France, le recencement des animaux d'origine britannique
a été réalisé ; toutefois des investigations
complémentaires sont conduites, notamment sur les centres
de rassemblement par où les lots ou les animaux auraient
pu transiter. La F.N.G.D.S. a souligné combien ce point
justifiait un renforcement de la traçabilité des
mouvements chez les opérateurs.
Des Arrêtés Préfectoraux de Mise sous Surveillance
ont été pris pour les élevages ayant introduit
des lots ou des animaux en provenance de Grande Bretagne dans les
dix jours précédant la confirmation du foyer anglais.
Des visites vétérinaires sont en cours de réalisation.
Globalement, même si naturellement la plus forte prudence
reste de rigueur, il est possible d'avoir une estimation favorable
de la situation.
Ceci devait conduire la D.G.Al. à publier prochainement
une note de service introduisant des dérogations aux restrictions
de mouvements pour les jeunes animaux (veaux, porcelets, agneaux)
qui ne pourraient attendre , sur la base de décision au
cas par cas des D.D.S.V.
D'autre part, l'exportation des animaux d'élevage sans passage
par centre de rassemblement serait prévue, ainsi que l'autorisation
d'importation d'animaux d'autres Etats membres (à condition
qu'ils ne proviennent pas de Grande Bretagne).
Une réunion des Chefs de Services Vétérinaires
de l'Union européenne est prévue pour mercredi après
midi; des informations complémentaires sur la situation
et sur les mesures de traçabilité et de sécurisation
mis en oeuvre par les différents Etats membres pourraient
permettre un nouvel assouplissement du dispositif français. |